02.04.2008
Trumpet him melodiously...
Le seul cours dont je me rappelle de mes 4 années de fac et qui me sert toujours aujourd'hui, est la "stylistique comparative". Nous avions un professeur drôle et intéressant qui nous révelait les specificités des deux langues français et anglais. Ainsi, nous avons appris que le français préfère les substantifs, alors que l'anglais préfère, de loin, les verbes. J'ai déjà parlé de cette différence ici.
Autre phenomène, qui témoigne du penchant français pour la pensée abstraite, est le besoin de compliquer les choses... Là, je porte un jugement de valeur - non, le besoin, disons, d'habiller des concepts simples avec des mots... comment dire... plus scientifiques.
Un exemple m'a frappé l'autre jour, dans une traduction technique pour un véhicule :
"faire fonctionner l'avertisseur sonore"
La traduction qui m'est tout de suite venue à l'esprit était cette manifique mis-translation, bien connue dans les cercles de traducteurs - "tootle him with vigor"...
J'ai finalement opter pour la traduction plus sérieuse "sound the horn"...
Pas étonnant que le taux de foisonnement du français vers l'anglais est de 80% !
16:51 Publié dans Le métier de traducteur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : traduction français anglais
09.11.2007
Statistiques

Je viens de passer une heure à parcourir tous les projets complétés en 2006, avec volume en mots par spécialisation... C'est une façon intéressante d'avoir une vision globale de mon activité. Voici mes résultats :
| Domaine | Volume |
| Environnement | 209945 |
| Automobile | 133304 |
| Sécurité | 128152 |
| Nucléaire | 54407 |
| Marketing | 47565 |
| Tourisme | 41675 |
| Mécanique | 39978 |
| Management | 27140 |
| Informatique | 22532 |
| Cosmétique | 18692 |
| Humanitaire | 17071 |
| Alimentaire | 11414 |
| Qualité | 9862 |
| Construction | 9059 |
| Communication entreprise | 8397 |
| Finances | 6871 |
| Robotique | 4281 |
| Total | 790345 |
Ceci n'inclut pas les quelques 180 000 mots de documents inclassables, généraux, etc.
Par contre, je vais essayer d'ajouter un champs dans mon logiciel de gestion de projet pour saisir la spécialisation et le client final au moment du projet, car un an plus tard, il est difficile de s'en rappeler avec un seul nom de fichier comme référence !
Pourquoi tout cet effort ? Eh bien, quand on vous demande des références, spécialisations ou simplement pour faire un CV sérieux, c'est très utile.
15:57 Publié dans Le métier de traducteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : traduction, volumes, statistiques
08.10.2007
Constant learning
When you define yourself as a "technical translator", it is like saying you are a "medical professional". There is a world of difference between a brain surgeon and a veterinary nurse. Alright, so the consequences in translation are not as serious - or are they?
Technical can mean anything from the geological makeup of a rock deposit in the Sahara to the manufacturing process of an organic pig feed. No one can possible "know" such a vast range of topics. I have already mentioned how a translator becomes specialised over the years, but even within a wide specialisation, how is it possible to determine rapidly if a document is "up your street" or not?
This week (and last), I have been learning about crude oil processing, distillation, cut-points and fractionation indices. Whew! I had never seen the word "fractionation" before. I had no idea crude oil could be "cracked" or that it contained such a thing as "aromatics". This is all terminology - easily findable on the web, fairly easy to grasp with the help of Wikipedia and other sources. In fact, the underlying language is computers and mathematics, two areas I am familiar and comfortable with.
Take this sentence for example:
N1 représente la pente rouge (ln(bi/di)<0) et N2 représente la pente bleue(ln(bi/di)>0). Plus la pente est forte, plus l’indice est élevé et meilleure est le fractionnement.
It's not as complicated as it seems. And the graph helps enormously.
Moral of the story: examine the underlying language of a text. Don't be put off by a client that tells you the text concerns crude oil processing.
Now, I am not going to add crude oil processing to my list of specialities, but it rather fits in nicely with the generic "energy", under the more generic "environment" speciality. All I have to do now is find a conversation in which to drop my new-found fractionation knowledge...!
11:25 Publié dans Le métier de traducteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : traduction, translator, specialisation
13.08.2007
Interpreter stories

I have not often spoken of interpreting on this blog (Catherine Tate has done so for me!) - mainly because, here in Brittany, there is not much demand. I used to do 2 or 3 assignments a month when I lived near Paris. I do miss it as it gets you out from behind the screen and tends to plunge you into endlessly varied and colourful situations.
I speak of this now as I have just submitted a story to "From Our Lips To Your Ears', a collection of interpreting stories currently being compiled by Nataly Kelly. I look foward to getting a copy of the book when published. I imagine it will be full of amusing stories... the job of interpreter lends itself beautifully to situations that can rapidly become highly comical, due to the mix of people, places, languages. My own story has probably happened to hundreds before me!
On a more somber note, interpreters are often in news at the moment, in less comical situations, in places like Iraq and Afghanistan. Spare a thought for those who put their lives at risk, in the name of clear communication.
14:20 Publié dans Le métier de traducteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : interpreters, interpreting
17.06.2007
Soustitrage
Ce weekend (eh oui !), je travaille sur un projet fort intéressant et nouveau pour moi.
Un client me demande de lui fournir la traduction de plusieurs vidéos de 5 à 6 minutes, en version Word, et ensuite de passer quelques heures à synchroniser les textes sur les images.
Toujours à la recherche de performance et gain de temps, je commence par chercher des logiciels de soustitrage sur le net. C'est un nouveau domaine pour moi, et à ma surprise, les logiciels de soustitrage professionnels coûtent plus de 1.000 € !! Mais, j'ai fini par trouver un logiciel gratuit, qui à l'air de fonctionner une merveille.
On visionne la video et on insère les soustitres avec une facilité enfantine. Le fichier de sortie (en plusieurs formats possibles) est un petit fichier .txt, compatible avec le système de mon client. Nous avons gagné un sacré temps !
Donc, je découvre les joies des soustitres - les enjeux de la traduction brève et synthétisée, la synchronisation avec l'image, la durée de l'affichage sur l'écran, etc. Pour une première expérience je pense que ce n'est pas mal, mais l'urgence du besoin client fait que je n'ai pas eu le temps d'aller rechercher plus d'informations sur ce sujet.
S'il y a des pros parmi vous qui ont de l'expérience en soustitrage, je serai intéressée de connaître vos expériences, et les règles de base de cette opération.
11:45 Publié dans Le métier de traducteur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : traduction, soustitrage, logiciel de soustitrage
28.05.2007
Scam!

I didn't come down in the last shower of rain... This just received:
Dear Amanda Grey,
With reference to your registration on translationzone.com.
Your service is hereby needed as a translator/interpreter in the France. Our
students with two of our management staff are coming to Trilport, France, for a research work on Media development, they speak much of Spannish than English, due to difficulty in language barrier, yourservice will be needed for a period of 4 hours for 12 working days.
We shall be glad to have your service charge as well as your
availability.
Please your prompt response will be highly appreciated.
Best Regards,
Larry
Let's see what Larry has to say about my reply:
I'll keep you posted...
19:15 Publié dans Le métier de traducteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : traduction, interpreter scam
25.05.2007
Remise de 50% sur Translation Office 3000!
Exceptionellement, jusqu'au 31 mai, AIT offre une remise de 50% sur leur logiciel Translation Office 3000.
Si vous n'avez pas ce logiciel, vous n'êtes pas organisé(e)...! Pour 79,50 €, c'est vraiment une bonne affaire.
Cliquer sur l'image ci-dessus pour aller sur leur site.
20:25 Publié dans Le métier de traducteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : traduction, translation office 3000
20.05.2007
Le comptage des mots
Dans un souci de transparence, le traducteur se doit de fournir à son client un devis clair et précis, basé sur le nombre de mots dans le document à traduire. Habituellement en France, le comptage est fait sur la base du nombre de mots dans la langue source. Cela rend le processus de devis plus sûr car souvent il y a un décalage entre ce nombre dans la langue source et la langue cible. Quand on traduit de l'anglais vers le français par exemple, il y a environ 20% de plus de mots dans la version finale !
Selon le logiciel utilisé pour compter les mots dans un document, les résultats ne donneront pas le même chiffre. Bien que certains clients ne disposent que des statistiques dans Word pour compter les mots, il faut savoir que Word compte chaque élément entre deux espaces comme un « mot », mais ne compte pas les éléments dans les cadres de textes, ni dans les objets "incorporés", comme les feuilles de calcul Excel.
Les autres formats de documents (.xls, .pdf, .html, .txt, etc.) sont encore plus difficiles à compter.
Les outils spécifiques comme Wordfast ou Trados fournissent un comptage plus fiable de presque tout format de document, et en plus, une analyse des taux de répétitions à l’intérieur un texte et/ou les répétition par rapport à une mémoire de traduction existante.
AnyCount (de la suite Translation Office 3000) fournit également un comptage précis.
Voici un tableau récapitulant le niveau de comptage des logiciels les plus utilisés sur le marché :
|
| Comparaison de comptage des mots | |||||
|
| Chiffres & symboles
| En-têtes & pieds de pages
| Notes de bas de page
| Cadres de texte
| Objets
| Balises HTML
|
| MS Word | Oui
| Non
| Non
| Non
| Non
| Oui
|
| Trados | Non
| Oui
| Oui
| Oui
| Non
| Non
|
| Wordfast | Non
| Oui
| Oui
| Oui
| Non
| Oui
|
| AnyCount | Oui
| Oui
| Oui
| Oui
| Oui
| option |
Basé sur ces éléments précis, ce sera à vous de décider si vous devez inclure les chiffres, les balises, etc. dans votre devis.
Il est également prudent de vérifier le comptage fournit par une agence avant de démarrer le travail !
11:45 Publié dans Le métier de traducteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : comptage des mots, devis
09.05.2007
Here's an interesting tool...
Having to calculate a delivery date for a HUGE job coming my way, and rather than tick off days one by one on a calendar, I went looking for a mathematical way of calculating the date.
I found this website, which has several conversion windows for all types of calendar known to man: Gregorian, Hebrew, Islamic, Julian (used in manufacturing), and even Mayan!!
OK, so my job is going to take 80 working days. (Bear with me...)
80 working days is how many calendar days? Divide by 5 (Mon-Fri) for the number of weeks = 16
Multiply by 2 (Saturday and Sunday) = 32
80 + 32 = 112 calendar days
Today = 129th day of 2007 + 112 = 241
Enter 241 in the date calculator = 29th August 2007 = my deadline (I'm going to be busy...).
The website also provides a lot of interesting information, especially concerning the wackily inexplicable Microsoft way used by Excel for calculating dates.
15:19 Publié dans Le métier de traducteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : deadline, date calculation
25.04.2007
Ah... avril
Statistiquement, en tout cas depuis mes huit années de statistiques, avril est mon mois le plus chargé, suivi de près par octobre et mai.
D'où mon récent silence, que j'ai remarqué d'ailleurs aussi chez quelques bloggeurs collaborateurs...
Ni les vacances scolaires, ni le printemps estival (oui, en Bretagne aussi), ne m'ont décrochée de mon ordinateur, en tout cas jusqu'à là. Et puis, je me suis dit "c'est moi la patronne, je peux prendre des vacances quand je veux, non ?"
Alors, depuis lundi je profite du jardin, je lis un livre (!!) et je me rattrape dans mes comtes... Ca fait un bien fou ! Pas un seul mot traduit depuis trois jours. Et, c'est une coïncidence fortuite ou juste un hasard, le calme est descendu, Outlook reste muet(te?), le téléphone s'est tu et...
...la pluie s'est mise à tomber. Grrrr.
16:59 Publié dans Le métier de traducteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : avril







