27.09.2009
Soignez vos interprètes (bis)
When I wrote here about how to look after your interpreters, I was more concerned with the practical apsects of the job, the "forme" rather than the "fond". Unfortunately, we don't have much control over the content, as this poor interpreter found.
There are those who prepare minutiously, writing lists of vocab and reading every document the (conscientious) client has sent.
There are those that "wing it", trusting their linguistic skills and a bit of the blarney to talk their way out of any pickle they might find themselves in.
I am somewhere between the two: quick glance at the docs, a fair bit of blarney and a seriously good command of both languages. However, I draw the line at highfalutin' philosophical discussions and imagine this guy would probably fall into my "steer-clear" category!
10:59 Publié dans Le métier de traducteur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15.01.2009
Calculer la TVA
Voici un petit outil bien utile quand il faut faire les comptes...
Cette page web vous permet de calculer le prix HT du TTC, le HT du TVA, etc. Bref, si vous êtes, comme moi, un moitié dyslexique quand il s'agit des chiffres, marquez cette page dans vos favoris !
http://www.safrec.experts-comptables.fr/index.php?d=outil...
12:29 Publié dans Le métier de traducteur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
30.11.2008
Pelletage de nuages
J'ai appris une expression merveilleuse l'autre jour. En travaillant en cabine avec une collègue canadienne, nous assistions à une conférence "politique", pour laquelle nous faisions la traduction simultanée. Après une journée de présentations, débats et questions, ma collègue a enlevé son casque et m'a dit : "que de pelletage de nuages !".
Nulle besoin d'explications, je comprenais très bien...
C'est une histoire de culture je suppose. Ma collègue canadienne révélait sa culture plutôt anglo-saxonne - avec une nette préférence pour le concret, alors que la culture française a des tendances beaucoup plus abstraites.
Récemment, des stagiaires me demandaient si je préférais traduire (en simultané) vers ma langue maternelle ou vers le français. Sans hésitation, j'ai dit vers le français, car en écoutant ma langue maternelle, il n'y a pas cette microseconde de délai de compréhension. J'ai peut-être plus de mal parfois à trouver mes mots en français, mais au moins la compréhension est instinctive. Une autre collègue disait la même chose, mais pas pour la même raison. Elle disait que l'anglais étant beaucoup plus concret et précis, il était plus facile de le traduire simultanément en français.
L'anglais est une langue riche certes, mais il est parfois difficile de "traduire" des idées qui planent dans la stratosphère de l'abstrait - d'où cette fabuleuse expression - pelletage de nuages !
12:11 Publié dans Le métier de traducteur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.06.2008
Soignez vos interprètes…
Une collègue et moi avons travaillé la semaine dernière en interprétariat simultané pour une conférence internationale pour un grand groupe. Il y a eu beaucoup d’effort et de soins de la part des organisateurs pour accueillir leurs invités – hôtel 4 étoiles, déjeuners et diners, tout a été prévu pour que l’évènement soit un succès… ou presque tout. Malheureusement, les interprètes, qui sont là pour faciliter la communication entre les participants de nationalités diverses, ont été à peine considérés – table au fond de la salle, loin des présentations, pas d’eau sur la table, et pas inclus dans le déjeuner !! Nous, les interprètes, savons être discrets, c’est notre job, mais pour accomplir la mission, qui demande un effort intellectuel considérable, il faut nous soigner, nous rendre confortable et nous nourrir. On a l’habitude (sans en être forcément contents) d’être mis à l’écart dans un hôtel 2 étoiles, à 20 minutes du lieu de l’évènement, pendant que les convives ont des suites de luxe, mais on attend un minimum de confort quand même !
Je ne souhaite nullement me plaindre, et je sais que beaucoup de donneurs d’ordre ne se rendent pas compte de l’effort requis (tellement nous sommes professionnels !), mais quand on organise un évènement si stratégique, les interprètes, les portiers, les serveurs et les réceptionnistes contribuent eux aussi au bon déroulement des opérations.
Alors, si vous avez l’occasion d’organiser un évènement pareil, ou d’embaucher des interprètes, pensez à ces quelques conseils :
- · Veillez à ce que les interprètes ont (dans la mesure du possible) les documents à l’avance
- · Placez les interprètes suffisamment près des écrans, des intervenants
- · Mettez des bouteilles d’eau à disposition
- · Assurez-vous qu’un déjeuner est prévu pour les interprètes (sans forcément les mettre avec le groupe – on aime bien pouvoir se reposer les neurones !)
- · Si l’évènement se déroule sur plusieurs jours, veillez à ce que les interprètes passent une bonne nuit dans un hôtel confortable et pas trop loin – ils seront d’autant plus performants bien reposés…
19:30 Publié dans Le métier de traducteur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : interprétariat, simultané, conférence
10.06.2008
Simple is not bad...
Depuis presque vingt ans, travaillant dans les métiers de la traduction et de la formation en anglais, et étroitement intégrée dans la vie française, il m'arrive encore d'avoir des moments d'eurêka, quand une facette particulière de la vie française devient soudain claire…
Je savais que les français (et leur langue) ont un sérieux penchant pour les choses compliquées – expressions latines, phrases alambiquées, discussions philosophiques interminables… Mais, j'ignorais à quel point le français "fuit" la simplicité.
"Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ?", dit-on. Mais, je commence à comprendre que le français est conditionné pour donner une connotation très négative sur tout ce qui est "simple".
J'explique souvent à mes stagiaires que, s'ils essayent de parler un anglais simple, ils auront plus de chances d'être corrects, et surtout compris ! Ils me regardent souvent avec les yeux légèrement dans le vide.
Effectivement, définition no. 2 dans le premier dictionnaire consulté donne :
Qui manifeste peu de culture, de finesse ou de subtilité; qui se laisse facilement tromper.
· qui n'est pas composé
· qui est élémentaire, indivisible
· qui n'est pas multiple
· qui se suffit à lui-même
· qui est formé d'un petit nombre d'éléments, par opposition à complexe
· qui est facile à comprendre, à faire
· sans recherche
· qui est franc, naturel, sans prétention
· qui est de condition modeste ou de rang peu élevé
· qui manque de finesse, voire d'intelligence
· qui comporte peu d'ornements
Les synonymes sont :
naïf, franc, facile, bon, grossier, niais, pur, naturel, ordinaire, fruste, sobre, bête, vulgaire, brut, vrai par le premier, ou
accessible, aisé, austère, bête, bonasse, bonhomme, brave, brut, candide, clair, commode, compréhensible, crédule, crétin, demeuré, dépouillé, droit, élémentaire, enfantin, facile, franc, frugal, humble, idiot, intelligible, modeste, naïf, prosaïque, roturier, rudimentaire
Plus négatif que positif… Faisons la même chose en anglais…
1. easy to understand, deal with, use, etc.: a simple matter; simple tools.
2. not elaborate or artificial; plain: a simple style.
3. not ornate or luxurious; unadorned: a simple gown.
4. unaffected; unassuming; modest: a simple manner.
5. not complicated: a simple design.
6. not complex or compound; single.
7. occurring or considered alone; mere; bare: the simple truth; a simple fact.
8. free of deceit or guile; sincere; unconditional: a frank, simple answer.
9. common or ordinary: a simple soldier.
10. not grand or sophisticated; unpretentious: a simple way of life.
Beaucoup moins négatif déjà…
—Synonyms 1. clear, intelligible, understandable, unmistakable, lucid.
Tout ça pour dire qu'un mot, même quand il n'est pas un faux-ami à première vue, cache un "bagage" culturel, que chacun porte depuis son enfance, souvent en parfait ignorance…!
14:20 Publié dans Le métier de traducteur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02.04.2008
Trumpet him melodiously...
Le seul cours dont je me rappelle de mes 4 années de fac et qui me sert toujours aujourd'hui, est la "stylistique comparative". Nous avions un professeur drôle et intéressant qui nous révelait les specificités des deux langues français et anglais. Ainsi, nous avons appris que le français préfère les substantifs, alors que l'anglais préfère, de loin, les verbes. J'ai déjà parlé de cette différence ici.
Autre phenomène, qui témoigne du penchant français pour la pensée abstraite, est le besoin de compliquer les choses... Là, je porte un jugement de valeur - non, le besoin, disons, d'habiller des concepts simples avec des mots... comment dire... plus scientifiques.
Un exemple m'a frappé l'autre jour, dans une traduction technique pour un véhicule :
"faire fonctionner l'avertisseur sonore"
La traduction qui m'est tout de suite venue à l'esprit était cette manifique mis-translation, bien connue dans les cercles de traducteurs - "tootle him with vigor"...
J'ai finalement opter pour la traduction plus sérieuse "sound the horn"...
Pas étonnant que le taux de foisonnement du français vers l'anglais est de 80% !
16:51 Publié dans Le métier de traducteur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : traduction français anglais
09.11.2007
Statistiques

Je viens de passer une heure à parcourir tous les projets complétés en 2006, avec volume en mots par spécialisation... C'est une façon intéressante d'avoir une vision globale de mon activité. Voici mes résultats :
| Domaine | Volume |
| Environnement | 209945 |
| Automobile | 133304 |
| Sécurité | 128152 |
| Nucléaire | 54407 |
| Marketing | 47565 |
| Tourisme | 41675 |
| Mécanique | 39978 |
| Management | 27140 |
| Informatique | 22532 |
| Cosmétique | 18692 |
| Humanitaire | 17071 |
| Alimentaire | 11414 |
| Qualité | 9862 |
| Construction | 9059 |
| Communication entreprise | 8397 |
| Finances | 6871 |
| Robotique | 4281 |
| Total | 790345 |
Ceci n'inclut pas les quelques 180 000 mots de documents inclassables, généraux, etc.
Par contre, je vais essayer d'ajouter un champs dans mon logiciel de gestion de projet pour saisir la spécialisation et le client final au moment du projet, car un an plus tard, il est difficile de s'en rappeler avec un seul nom de fichier comme référence !
Pourquoi tout cet effort ? Eh bien, quand on vous demande des références, spécialisations ou simplement pour faire un CV sérieux, c'est très utile.
15:57 Publié dans Le métier de traducteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : traduction, volumes, statistiques
08.10.2007
Constant learning
When you define yourself as a "technical translator", it is like saying you are a "medical professional". There is a world of difference between a brain surgeon and a veterinary nurse. Alright, so the consequences in translation are not as serious - or are they?
Technical can mean anything from the geological makeup of a rock deposit in the Sahara to the manufacturing process of an organic pig feed. No one can possible "know" such a vast range of topics. I have already mentioned how a translator becomes specialised over the years, but even within a wide specialisation, how is it possible to determine rapidly if a document is "up your street" or not?
This week (and last), I have been learning about crude oil processing, distillation, cut-points and fractionation indices. Whew! I had never seen the word "fractionation" before. I had no idea crude oil could be "cracked" or that it contained such a thing as "aromatics". This is all terminology - easily findable on the web, fairly easy to grasp with the help of Wikipedia and other sources. In fact, the underlying language is computers and mathematics, two areas I am familiar and comfortable with.
Take this sentence for example:
N1 représente la pente rouge (ln(bi/di)<0) et N2 représente la pente bleue(ln(bi/di)>0). Plus la pente est forte, plus l’indice est élevé et meilleure est le fractionnement.
It's not as complicated as it seems. And the graph helps enormously.
Moral of the story: examine the underlying language of a text. Don't be put off by a client that tells you the text concerns crude oil processing.
Now, I am not going to add crude oil processing to my list of specialities, but it rather fits in nicely with the generic "energy", under the more generic "environment" speciality. All I have to do now is find a conversation in which to drop my new-found fractionation knowledge...!
11:25 Publié dans Le métier de traducteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : traduction, translator, specialisation
13.08.2007
Interpreter stories

I have not often spoken of interpreting on this blog (Catherine Tate has done so for me!) - mainly because, here in Brittany, there is not much demand. I used to do 2 or 3 assignments a month when I lived near Paris. I do miss it as it gets you out from behind the screen and tends to plunge you into endlessly varied and colourful situations.
I speak of this now as I have just submitted a story to "From Our Lips To Your Ears', a collection of interpreting stories currently being compiled by Nataly Kelly. I look foward to getting a copy of the book when published. I imagine it will be full of amusing stories... the job of interpreter lends itself beautifully to situations that can rapidly become highly comical, due to the mix of people, places, languages. My own story has probably happened to hundreds before me!
On a more somber note, interpreters are often in news at the moment, in less comical situations, in places like Iraq and Afghanistan. Spare a thought for those who put their lives at risk, in the name of clear communication.
14:20 Publié dans Le métier de traducteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : interpreters, interpreting
17.06.2007
Soustitrage
Ce weekend (eh oui !), je travaille sur un projet fort intéressant et nouveau pour moi.
Un client me demande de lui fournir la traduction de plusieurs vidéos de 5 à 6 minutes, en version Word, et ensuite de passer quelques heures à synchroniser les textes sur les images.
Toujours à la recherche de performance et gain de temps, je commence par chercher des logiciels de soustitrage sur le net. C'est un nouveau domaine pour moi, et à ma surprise, les logiciels de soustitrage professionnels coûtent plus de 1.000 € !! Mais, j'ai fini par trouver un logiciel gratuit, qui à l'air de fonctionner une merveille.
On visionne la video et on insère les soustitres avec une facilité enfantine. Le fichier de sortie (en plusieurs formats possibles) est un petit fichier .txt, compatible avec le système de mon client. Nous avons gagné un sacré temps !
Donc, je découvre les joies des soustitres - les enjeux de la traduction brève et synthétisée, la synchronisation avec l'image, la durée de l'affichage sur l'écran, etc. Pour une première expérience je pense que ce n'est pas mal, mais l'urgence du besoin client fait que je n'ai pas eu le temps d'aller rechercher plus d'informations sur ce sujet.
S'il y a des pros parmi vous qui ont de l'expérience en soustitrage, je serai intéressée de connaître vos expériences, et les règles de base de cette opération.
11:45 Publié dans Le métier de traducteur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : traduction, soustitrage, logiciel de soustitrage






