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22.11.2006

Spécialisation

medium_recycle.jpgIl semblerait que je suis devenue une spécialiste dans la traduction environmentale. La question posée récemment m'a donné à réflechir - comment se spécialise t'on en traduction ?

La réponse, comme beaucoup d'ailleurs dans ce métier, dépend largement du traducteur. Il y en a qui deviennent traducteurs par accident, après avoir suivi des études dans un domaine technique autre. Ce sont de très bons traducteurs, spécialisés en informatique, géologie, finances, etc.

Pour le traducteur lambda qui sort d'un cursus "langues", il est plus difficile, voire impossible au départ. Au fils des années, on a tendance à s'intéresser d'avantage à certains domaines en fonction des intérêts personnels. Pour moi, un des déclics était une mission d'interprétariat de quelques jours, qui comprenait une visite à une décharge, au centre d'incineration d'Ivry sur Seine et au salon Pollutec. Sortir des documents papier et voir du concret rend les choses infiniment plus compréhensibles et intéressants.

Ensuite, encore au fil des années, j'ai eu plus de liberté dans le choix des projets - pour deux boulots arrivant en même temps, je préfère largement un document sur le traitement des eaux usées qu'un document sur la nourriture pour porcelets ou un rapport sur les opérations boursières...! Quand on s'y intéresse plus près que strictement nécessaire pour les besoins de la traduction, on lit plus, on passe plus de temps dans les recherches, on commence à compiler des sources de glossaires, et même ses propres glossaires.

Je suis quasiment sure que la majorité de traducteurs aiment leur travail - quel que soit le domaine - mais quand on peut, en plus, se spécialiser dans un domaine qui nous passionne, là, c'est encore plus enrichissant.

Depuis plusieurs années maintenant, j'essais de faire plus attention à ce que je mets dans ma poubelle - quand on a été debout devant une véritable montagne de bouteilles de léssive vides, on se pose d'avantage la question...

Je viens aussi de créer ma propre "décharge" en bas du jardin - toutes les matières organiques y vont - et bien que je ne me penche pas encore sur les problématiques des lixiviats ou des biogaz, ce sont les roses qui vont être contentes au printemps prochain !

14:00 Publié dans Le métier de traducteur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : spécialisation, traduction environmentale

Commentaires

Bonjour Amanda,

Bel article ! je partage ton avis, on est toujours meilleur quand on fait ce qu'on aime.

(super ton blog et en + il est interactif )

A bientôt

Henri

Ecrit par : henri | 23.11.2006

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