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21.06.2006

L'année sabatique

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En 1995 j'ai rencontré mon mari. Il était DRH dans une société ou j'intervenais en tant que formatrice...!

En octobre 1996 il m'annonce la nouvelle - mission d'expatriation d'un an à Istanbul. Je le suis ou je reste ? Eh oui, je le suis. Une fois que mes a priori et stéréotypes sur la vie à Istanbul ont été balayés, lors d'un premier voyage merveilleux pour le nouvel an 1997, on se décide, on part ensemble.

C'est une ville merveilleuse - chaotique, sale, surpeuplée, bruyante, mais tellement vivante et si riche en histoire. Les turques sont vraiment adorables, et leur sens de l'hospitalité me rappelle celui de mes compatriotes.

L'apprentissage de la langue m'a appris beaucoup - c'est une langue qui n'a rien à voir avec les langues européennes que j'avais étudiées auparavent. Mais, au bout d'un an, j'arrivais à tenir une conversation assez simple. Malheureusement, posez une question simple à un turque, ne donne jamais une réponse simple... ils sont tellement ravis quand on fait l'effort de parler leur langue, et tellement enthusiasts pour vous racconter leur vie, que la réponse est souvent noyée dans des invitations à prendre le thé et à rencontrer le reste de la famille !

Mon mari travaillant, il n'était pas question que je devienne une femme d'expatrié, avec les interminables 'coffee mornings', barbecues et visites à la gym. Il fallait donc trouver du travail.

Après avoir fait le tour d'un bon nombre d'instituts de formation d'anglais, je me suis aperçu que, par rapport à la France, les méthodes étaient 15 ans en arrière - pas d'anglais des affaires, pas de mises en situations ni jeux de rôle - juste un enseignement traditionnel de grammaire, avec la langue turque en constant comparaison.

J'ai entrepris d'aller visiter les plus grandes entreprises internationales pour leur proposer des modules intensives d'anglais des affaires, axées sur les besoins en communication les plus répandus ; présentations, réunions, négociations.

Je n'ai eu qu'un seul contrat avec la société Eriksson, et nous avons mis en place une formation de trois jours sur les présentations en anglais pour un groupe de 6 cadres. Mais, ma première expérience 'en direct' était une réussite.

Pour le deuxième semestre 1997, j'ai été embauchée par une des Université à Istanbul (Doğus) pour donner des cours d'anglais à un groupe de 25 étudiants de première année. Il fallait, en un an, les ammener à un niveau suffisant pour pouvoir suivre les 2 années suivantes entièrement en anglais ! Pas une mince affaire... et qui m'a convaincu que ma vocation était en formation professionnelle plutôt qu'avec des adolescents !

En tout, une année riche en expériences, voyages et découvertes, et à notre retour en France, il ne me restait qu'une chose à faire - me lancer dans l'aventure suivante - la profession libérale...

16:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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